12,52 % des chiens en un an, devant l'otite et l'obésité
La donnée vient d'un travail de médecine vétérinaire de première ligne. O'Neill et ses coauteurs ont dépouillé les dossiers de 22 333 chiens suivis dans 784 cliniques britanniques et publié le résultat dans le Journal of Small Animal Practice en 2021. Sur une année d'observation, 12,52 % de ces chiens ont reçu un diagnostic de maladie parodontale. C'est le trouble le plus fréquemment diagnostiqué chez le chien, devant l'otite externe à 7,30 % et devant l'obésité à 7,07 %.
Sur les trois affections qui arrivent en tête, deux concernent directement le teckel par sa conformation, la troisième par son mode de vie. Le détail de l'otite externe et du rôle des oreilles tombantes est traité sur notre page consacrée à l'otite du Teckel, et la question du poids, qui pèse aussi sur le dos, sur notre page obésité du Teckel.
Une précision d'échelle avant d'aller plus loin. Ces 12,52 % comptent les diagnostics posés en une année, pas la proportion de chiens porteurs d'une bouche abîmée. Un chien peut vivre plusieurs années avec du tartre et une gingivite sans que le motif soit jamais consigné dans son dossier. Le chiffre annuel donne une pression de consultation, il sous-estime largement la charge réelle de la maladie dans la population.
Sous 10 kg, un rapport de cotes de 3,07
La même étude modélise le risque en fonction de la taille du chien, et le résultat est net. Par rapport à un chien de 30 à 40 kg pris comme référence, le rapport de cotes grimpe à mesure que le chien rétrécit.
| Poids du chien | Rapport de cotes | Lecture |
|---|---|---|
| Moins de 10 kg | 3,07 | Kaninchen, nains et une partie des standards |
| 10 à 15 kg | 2,48 | La plupart des teckels de format standard |
| 30 à 40 kg | 1 (référence) | Aucun teckel dans cette tranche |
Les deux premières lignes couvrent l'ensemble des teckels vivants. Un kaninchen, un nain, un standard, aucun d'entre eux n'atteint la catégorie de référence, et tous se rangent donc dans les tranches où le risque est deux à trois fois supérieur. La cause est mécanique. Le standard FCI n° 148 exige 42 dents chez le teckel adulte, le même nombre que chez un chien de berger, logées dans une mâchoire dont la longueur n'a rien de comparable. Les dents se chevauchent, les espaces interdentaires se referment, et la plaque reste où la mastication ne va pas la chercher.
Aucun chiffre propre à la race
Aucun rapport de cotes de maladie parodontale spécifique au teckel n'est publié à ce jour. La prédisposition décrite sur cette page se déduit du gabarit du chien, pas d'une mesure faite sur la race. Le standard FCI ne donne d'ailleurs aucun poids pour aucun des trois formats, si bien que le classement d'un teckel dans l'une ou l'autre tranche se fait sur la balance et non sur son papier. Les seuils officiels de la race sont des tours de poitrine, détaillés sur notre page Teckel Standard.
Cette lecture par le poids a une conséquence pratique pour l'acheteur. Un Teckel Kaninchen et un Teckel Nain se situent tous les deux dans la tranche la plus exposée, celle des moins de 10 kg. Choisir un petit format pour un appartement revient donc à accepter, en plus du reste, la surveillance dentaire la plus serrée des trois.
De 1,91 à quatre ans à 3,91 au-delà de douze ans
Le second facteur mesuré par O'Neill et ses coauteurs est l'âge, et il se cumule au premier. Le rapport de cotes s'établit à 1,91 chez le chien de quatre ans et atteint 3,91 chez celui qui dépasse douze ans. Un chien vieux et petit additionne les deux effets.
Beaucoup de teckels atteignent cette tranche des plus de douze ans. Une étude britannique de longévité publiée en 2024, portant sur 584 734 chiens, situe la médiane à 14,0 ans pour le teckel nain et à 13,2 ans pour le teckel standard, quand la moyenne canine se tient autour de 11 à 12 ans. La moitié des teckels franchit donc l'âge où le rapport de cotes est le plus élevé, ce qui allonge d'autant la période à surveiller. Notre page sur l'espérance de vie du Teckel reprend ces chiffres et leurs réserves, et notre page Teckel senior détaille le reste du suivi après dix ans.
42 dents, un articulé en ciseaux et deux prémolaires qui ne comptent pas
Le standard FCI n° 148, dans son édition du 14 mars 2022, décrit précisément la bouche attendue. Le teckel adulte doit présenter 42 dents et un articulé en ciseaux, les incisives supérieures recouvrant les inférieures sans jeu. Le texte tolère l'absence des deux premières prémolaires et ne juge pas les troisièmes molaires. L'absence d'une deuxième prémolaire est en revanche comptée comme un défaut, et l'absence d'une canine ou d'une incisive entraîne l'exclusion pure et simple.
Ces règles de jugement intéressent d'abord l'éleveur, mais elles donnent au propriétaire un repère utile. Une dent perdue par la maladie parodontale n'est pas rattrapable, et un teckel qui perd une canine avant l'âge de la confirmation ne pourra plus être confirmé. L'examen se passe à quinze mois et concerne un chien sur cinq seulement, comme l'explique notre page LOF et pedigree.
Un point de surveillance propre aux jeunes chiens de petit format s'ajoute à cela. Les dents de lait tombent parfois mal et cohabitent quelques semaines avec les définitives, formant un couloir étroit où la plaque s'installe très vite. Le vétérinaire vérifie ce détail lors des visites de vaccination du chiot, ce que détaille notre page vaccination du Teckel.
Sept signes qui envoient chez le vétérinaire
| Signe observé | Ce qu'il traduit le plus souvent | Délai |
|---|---|---|
| Haleine forte et persistante | Charge bactérienne installée, gingivite ou parodontite en cours | Prochaine visite |
| Liseré rouge le long des gencives | Gingivite, stade encore réversible | Prochaine visite |
| Dépôt jaune ou brun à la base des dents | Tartre calcifié, la brosse n'y peut plus rien | Consultation |
| Saignement au brossage | Inflammation gingivale active | Consultation |
| Mastication d'un seul côté, croquettes recrachées | Douleur dentaire localisée | Consultation rapide |
| Dent mobile au doigt | Perte d'attache avancée | Consultation rapide |
| Gonflement sous l'œil ou écoulement d'une seule narine | Abcès de racine, parfois fistule vers la cavité nasale | Urgence |
L'haleine forte n'est pas une odeur de chien
Une gueule saine ne sent presque rien. L'odeur qui fait reculer vient de bactéries anaérobies installées sous la gencive, et elle signe une maladie déjà commencée. Beaucoup de propriétaires la classent parmi les caractéristiques normales de l'espèce et attendent la dent qui bouge pour consulter. À ce stade, la perte d'attache est acquise et le traitement devient une extraction.
Un jour sur deux au minimum, l'essai de Harvey 2015
Le brossage est le seul geste d'hygiène dentaire canine dont l'effet a été mesuré dans un essai randomisé contrôlé en aveugle. Harvey, Serfilippi et Barnvos ont publié cet essai dans le Journal of Veterinary Dentistry en 2015. Cinq fréquences de brossage ont été comparées sur 28 jours, sur la plaque, le tartre et la gingivite.
Le résultat sépare le protocole en deux blocs. Le brossage quotidien et le brossage un jour sur deux donnent des résultats statistiquement supérieurs. Le brossage hebdomadaire et le brossage bihebdomadaire n'ont pas fait significativement mieux que l'absence de brossage. La conclusion des auteurs tient en une phrase, « daily brushing is recommended ».
Un propriétaire qui brosse une fois par semaine se croit à mi-chemin. Dans cet essai, il est dans le groupe qui n'a rien montré. Le brossage dentaire fonctionne comme un entretien de surface, la plaque se reconstitue en un à deux jours et le geste doit repasser avant qu'elle ne se minéralise. Passé ce délai, il ne reste que du tartre, et le tartre ne se brosse pas.
Le dentifrice humain est à écarter
Le chien avale ce qu'on lui met en bouche, il ne recrache pas. Les dentifrices humains contiennent du fluor et parfois du xylitol, deux substances qui n'ont rien à faire dans l'estomac d'un teckel de 7 kg. Les dentifrices vétérinaires sont formulés pour être ingérés et aromatisés pour être acceptés. Le produit compte d'ailleurs beaucoup moins que le mouvement mécanique de la brosse contre la ligne des gencives.
Habituer un teckel au brossage en quatre semaines
- Semaine 1, la main seule Soulevez la babine du bout du doigt, comptez trois secondes, relâchez et récompensez. Deux ou trois répétitions par jour suffisent. La brosse ne sort pas encore du tiroir. Un chiot venant d'arriver accepte ce contact en quelques jours, un adulte qui n'a jamais été manipulé demande parfois trois semaines rien que pour cette étape.
- Semaine 2, le goût Déposez un peu de dentifrice vétérinaire sur votre doigt et laissez le chien le lécher. L'objectif est que l'odeur du tube annonce quelque chose d'agréable. Frottez ensuite le doigt enduit sur les canines, sans insister.
- Semaine 3, l'outil Passez au doigtier en caoutchouc ou à une brosse souple de petite taille. Commencez par les canines et les prémolaires du fond, les deux zones les plus faciles d'accès sur un museau long et étroit. Terminez toujours sur une récompense, même si la séance a duré dix secondes.
- Semaine 4, le mouvement complet Brossez la face externe des dents, brosse inclinée vers la gencive, en petits cercles. La face interne est nettoyée par la langue et ne justifie pas la lutte qu'elle provoque. Un passage complet sur un teckel prend moins d'une minute une fois le chien acquis.
- Fixer le rythme et le tenir Accrochez le geste à un moment déjà quotidien, le retour de la promenade du soir par exemple. Une séance quotidienne ou un jour sur deux est le seul rythme qui a montré un résultat dans l'essai de Harvey. Un carnet ou une croix sur le calendrier permet de vérifier que le rythme réel correspond au rythme annoncé.
Le label VOHC demande 15 % par essai et 20 % en moyenne
Les lamelles, croquettes, gels et additifs pour l'eau se réclament souvent d'une efficacité prouvée. Un seul repère permet de trier, le sigle VOHC, pour Veterinary Oral Health Council. Son mécanisme se lit en quatre lignes.
- Qui teste : le fabricant conduit lui-même les essais, selon les protocoles publiés par le VOHC. Le conseil ne mène pas les études, il valide les dossiers qui respectent son protocole.
- Le seuil par essai : au moins 15 % de réduction de plaque ou de tartre, avec un seuil de signification statistique de 0,05.
- Le seuil moyen : au moins 20 % de réduction en moyenne sur deux essais.
- Ce que le sceau ne dit pas : un produit accepté a démontré une réduction, il n'a jamais démontré qu'il remplaçait le brossage.
Une réduction de plaque d'un cinquième change l'ordre de grandeur du dépôt, elle ne le supprime pas. Un teckel nourri exclusivement à la lamelle dentaire garde une bouche qui s'encrasse, plus lentement. Le sceau sert donc à choisir entre deux produits, jamais à choisir entre un produit et une brosse. La liste officielle des produits acceptés est publiée par le conseil et se consulte librement, référence donnée en fin de page.
Les os à mâcher posent une question supplémentaire chez cette race. L'abrasion mécanique est réelle, mais un teckel qui bloque un os entre ses pattes avant et tire dessus travaille en extension, sur un dos déjà exposé. Notre page sur la hernie discale du Teckel détaille les positions à éviter chez un chien chondrodystrophe.
Le détartrage se fait sous anesthésie générale
Le tartre calcifié ne se retire qu'à l'ultrason, et l'acte utile ne se limite pas à la partie visible de la dent. Un détartrage vétérinaire complet comprend le sondage de chaque dent à la recherche des poches parodontales, le nettoyage sous la gencive, le polissage et fréquemment des radiographies dentaires, puisque la racine porte l'essentiel de la lésion. Aucun de ces gestes ne se pratique sur un chien qui bouge.
Les prestations de détartrage sans anesthésie proposées hors cabinet vétérinaire grattent la face externe des couronnes. La bouche paraît propre, l'inflammation sous-gingivale reste entière, et le propriétaire repart rassuré à tort. L'anesthésie inquiète légitimement, et un bilan préanesthésique permet de la préparer. Chez le chien âgé, la question se pose en comparant deux risques et non un risque et rien, car une bouche infectée n'est pas un état neutre.
Sur le rythme des détartrages, aucun chiffre n'est repris ici. Aucune fréquence de référence issue d'une source primaire n'a pu être vérifiée, et l'intervalle dépend de l'état de la bouche constaté à chaque visite annuelle. Le vétérinaire propose l'acte quand le sondage le justifie, pas selon un calendrier.
Votre situation et le rythme qui suit
| Votre situation | Ce que vous mettez en place | Pourquoi |
|---|---|---|
| Chiot teckel qui vient d'arriver | Manipulation de la gueule tous les jours, brosse à partir du premier mois | L'acceptation s'acquiert avant six mois et se conserve toute la vie |
| Adulte qui accepte la brosse | Brossage quotidien, ou un jour sur deux sans exception | Les deux seules fréquences supérieures à rien dans l'essai de Harvey 2015 |
| Adulte qui refuse la brosse après huit semaines de travail | Doigtier, gel, lamelles portant le sceau VOHC, contrôle vétérinaire annuel | Une réduction de 15 à 20 % vaut mieux que zéro, sans valoir un brossage |
| Kaninchen ou nain de moins de 10 kg | Brossage quotidien et examen de la bouche une fois par mois | Rapport de cotes de 3,07 contre un chien de 30 à 40 kg |
| Teckel de plus de dix ans | Examen de la bouche à chaque visite, bilan sanguin avant tout détartrage | Rapport de cotes de 3,91 au-delà de douze ans |
| Tartre déjà installé et haleine forte | Consultation, détartrage sous anesthésie, brossage repris après cicatrisation | La brosse n'agit que sur la plaque, jamais sur le tartre minéralisé |
Les erreurs à éviter
- Brosser une fois par semaine et se croire couvert. Cette fréquence n'a pas fait significativement mieux que rien du tout dans l'essai de Harvey 2015. Le seuil utile commence à un jour sur deux.
- Attendre la dent qui bouge. La mobilité dentaire signe une perte d'attache acquise. Le stade réversible est celui du liseré rouge sur la gencive, plusieurs mois plus tôt.
- Confondre lamelle et brosse. Le seuil du label VOHC est de 15 % de réduction par essai. Un produit accepté fait moins de dépôt, il ne fait pas une bouche propre.
- Utiliser un dentifrice humain. Le chien avale le produit. Le fluor et le xylitol n'ont pas leur place dans son estomac.
- Payer un détartrage sans anesthésie. Le geste s'arrête à la face externe visible. La lésion, elle, se trouve sous la gencive et sur la racine.
- Croire que l'alimentation règle la question. Une croquette dure produit une abrasion légère et rien de plus. Le détail des rations et des textures se trouve sur notre page alimentation du Teckel.
- Négliger la bouche d'un chien maigre ou âgé. Un chien qui mange moins parce qu'il a mal se présente souvent comme un chien difficile, et la perte d'appétit passe pour un caprice.
Notre avis, avec son critère de bascule
La maladie parodontale est le premier motif de diagnostic chez le chien, et le teckel se trouve dans la catégorie de poids la plus exposée quel que soit son format. Aucune mesure n'a été publiée sur la race elle-même, ce qui interdit d'annoncer un pourcentage de teckels atteints. Le rapport de cotes du gabarit, lui, est solide, et il place les trois formats entre 2,48 et 3,07 par rapport à un chien de 30 à 40 kg.
Le critère de bascule est une fréquence, et une seule. Un jour sur deux. Au-dessus, l'essai de Harvey mesure un effet statistiquement supérieur sur la plaque et la gingivite. En dessous, à une fois par semaine, il ne mesure plus de différence significative avec l'absence de brossage. Il n'existe pas de zone intermédiaire où un brossage occasionnel apporterait une protection partielle, et c'est la raison pour laquelle la question à se poser avant d'acheter une brosse est celle du rythme que l'on tiendra réellement, pas celle du produit.
Pour le propriétaire qui sait qu'il ne tiendra pas ce rythme, la position honnête consiste à combiner un produit portant le sceau VOHC, un examen mensuel de la bouche et une visite annuelle chez le vétérinaire, en sachant que la trajectoire mène à un détartrage plus tôt. Ce choix est défendable, il se fait les yeux ouverts. L'ensemble des points de surveillance de la race, dos et oreilles compris, est repris sur notre page santé du Teckel.
Questions fréquentes
Tous les jours, ou un jour sur deux. L'essai randomisé de Harvey et de son équipe, publié en 2015, a comparé cinq fréquences de brossage sur 28 jours en aveugle. Seules ces deux-là donnent des résultats statistiquement supérieurs sur la plaque et la gingivite. Le brossage hebdomadaire et le brossage bihebdomadaire n'ont pas fait significativement mieux que l'absence de brossage dans cet essai. Les auteurs concluent que le brossage quotidien est recommandé. Un teckel brossé une fois par semaine n'est donc pas à moitié protégé, il est dans le groupe qui n'a rien montré.
Aucun rapport de cotes propre au teckel n'est publié pour la maladie parodontale. Le chiffre utilisable est celui du poids. Sur 22 333 chiens britanniques suivis en clientèle, un chien de moins de 10 kg présente un rapport de cotes de 3,07 par rapport à un chien de 30 à 40 kg, et un chien de 10 à 15 kg un rapport de 2,48. Les trois formats de teckel se rangent dans ces deux tranches, aucun n'approche la catégorie de référence. La prédisposition du teckel se déduit donc de son gabarit, pas d'une mesure faite sur la race.
Non, et le seuil du label le montre. Un produit accepté par le Veterinary Oral Health Council doit démontrer au moins 15 % de réduction de plaque ou de tartre dans chaque essai, et 20 % en moyenne sur deux essais, avec un seuil de signification de 0,05. Une réduction d'un cinquième reste très loin de ce qu'obtient une brosse passée le long de la ligne des gencives. Les lamelles se placent en complément d'une routine de brossage, ou en solution d'attente chez un chien qui refuse encore la brosse. Les essais sont conduits par le fabricant selon les protocoles du VOHC, qui ne les mène pas lui-même.
Le tartre visible sur la face externe des dents peut être gratté sur un chien éveillé, mais l'essentiel de la maladie parodontale se joue sous la gencive et sur la face interne, deux zones inaccessibles sans immobilité complète. Un détartrage vétérinaire comprend le sondage de chaque dent, le surfaçage sous-gingival et souvent des radiographies dentaires, ce qui suppose une anesthésie générale. Une séance de grattage cosmétique laisse une bouche qui paraît propre au propriétaire et une inflammation intacte au chien.
Dès l'arrivée à la maison, sur la denture de lait, sans attendre la denture définitive. L'objectif des premières semaines n'est pas de nettoyer, il est de rendre banale la manipulation des babines et de la gueule. Un chiot qui accepte qu'on soulève sa lèvre à huit semaines gardera ce réflexe adulte. Le risque augmente ensuite avec l'âge, le rapport de cotes passant de 1,91 à quatre ans à 3,91 au-delà de douze ans, et un teckel atteint souvent cette tranche puisque sa longévité médiane se situe entre 13 et 14 ans.
Nos sources
- O'Neill DG, Mitchell CE, Humphrey J et coll., étude épidémiologique de la maladie parodontale du chien en clientèle vétérinaire britannique, Journal of Small Animal Practice, 2021, volume 62, numéro 12, pages 1051 à 1061. 22 333 chiens issus de 784 cliniques. Prévalence annuelle de 12,52 %, rapports de cotes par poids et par âge.
- O'Neill DG, Volk AV, Soares T et coll., Canine Medicine and Genetics, 2021, volume 8, article 7. Prévalence annuelle de l'otite externe à 7,30 %, citée ici pour le classement des trois premiers troubles diagnostiqués.
- Harvey C, Serfilippi L, Barnvos D, essai randomisé contrôlé en aveugle sur cinq fréquences de brossage, Journal of Veterinary Dentistry, 2015, volume 32, numéro 1, pages 16 à 21. Durée de 28 jours, conclusion des auteurs en faveur du brossage quotidien.
- Veterinary Oral Health Council, liste officielle des produits acceptés et seuils exigés. Consulter la liste. Réduction d'au moins 15 % par essai et 20 % en moyenne sur deux essais.
- Fédération cynologique internationale, Standard FCI n° 148 Dachshund (Teckel), édition du 14 mars 2022. Consulter le PDF. Denture de 42 dents, articulé en ciseaux, défauts et exclusions liés aux dents.
- McMillan KM et coll., étude britannique de longévité canine, Scientific Reports, 2024, 584 734 chiens. Longévité médiane de 14,0 ans pour le teckel nain et de 13,2 ans pour le teckel standard.
Page revue le 29 août 2026. La mention « plus de 70 % des chiens de plus de 3 ans » qui figurait en tête de cette page a été retirée faute de source, ainsi que la réduction de plaque « de 20 à 30 % » attribuée aux lamelles et la fréquence de détartrage « tous les 1 à 2 ans ». Les chiffres qui les remplacent viennent tous d'études nommées et datées.