Pourquoi cette page ne contient aucun chiffre de morsure
Les classements de races par dangerosité et les taux de morsure attribués à telle ou telle race circulent beaucoup en français, sans référence vérifiable derrière. Nous n'en publions aucun. Les données françaises sur les morsures de chien ne distinguent d'ailleurs pas de façon fiable les races impliquées, et un chiffre faux sur ce sujet oriente mal des décisions qui engagent la sécurité d'un enfant. Cette page repose donc sur des règles de conduite, sur la supervision, et sur les deux sources chiffrées que nous pouvons attribuer, le standard FCI n° 148 et l'enquête DachsLife 2015.
Un teckel se soulève en soutenant l'arrière-train
Le teckel présente une longueur de corps d'environ 1,7 à 1,8 fois sa hauteur au garrot, et une distance du sternum au sol qui correspond à environ un tiers de cette hauteur. Ces proportions figurent dans le standard FCI n° 148, et elles décrivent un chien construit comme une poutre longue posée sur des appuis courts. Toute la charge repose sur la colonne.
Un enfant qui prend un petit chien le saisit spontanément sous les aisselles, ou à deux mains sous le ventre. Dans les deux cas, l'arrière-train pend dans le vide et la colonne travaille en porte-à-faux sur toute sa longueur. Le même geste sur un chien haut sur pattes et court de dos ne pose aucun problème particulier. Sur un teckel, il concentre la contrainte exactement là où la race est fragile, comme le détaille notre page sur la hernie discale du Teckel.
- Étape 1. S'accroupir à côté du chien, jamais se pencher au-dessus de lui. Un corps qui surplombe est une source d'inconfort pour beaucoup de chiens.
- Étape 2. Attendre qu'il soit calme et debout. Un chien surpris pendant son sommeil se raidit, et un chien raide se porte mal.
- Étape 3. Glisser une main à plat sous le poitrail, entre les deux pattes avant, paume vers le haut.
- Étape 4. Placer l'autre main sous les cuisses, en soutenant les fesses, avant de commencer à lever.
- Étape 5. Lever les deux mains ensemble, en gardant le dos parfaitement horizontal, et amener le chien contre soi, le long du buste.
- Étape 6. Reposer en sens inverse, les quatre pattes touchant le sol en même temps. Un chien lâché des bras à trente centimètres du sol reçoit tout le choc dans le dos.
Le geste à interdire dès le premier jour
Soulever un teckel par les pattes avant, sous les aisselles, comme on soulève une poupée. Ce geste laisse pendre tout l'arrière du corps, et il est le premier que reproduit un enfant qui a vu faire une fois. Il se corrige en montrant la bonne prise plutôt qu'en criant, et il se prévient en posant une règle simple, avant sept ou huit ans l'enfant ne porte pas le chien, il s'assoit par terre et le chien vient à lui. Cette règle règle aussi la question des chutes, puisqu'un chien porté par un enfant de quatre ans finit régulièrement au sol.
La rampe d'accès au canapé relève de la même logique. Elle supprime les réceptions sur un sol dur sans retirer au chien l'accès au meuble, elle coûte peu, et elle donne aux enfants un geste concret à respecter. Les données publiées ne démontrent pas que le saut du canapé provoque une hernie discale, et nous la présentons donc comme une précaution raisonnable, pas comme une règle médicale établie.
L'âge de l'enfant décide de ce qu'il peut faire
Ce tableau se lit comme une progression. Chaque ligne suppose que la précédente est acquise, et un enfant de neuf ans qui n'a jamais respecté la règle du panier reste au niveau du dessus.
| Âge de l'enfant | Ce qu'il peut faire | Ce que l'adulte tient |
|---|---|---|
| 0 à 2 ans | Rien de plus que se trouver dans la même pièce, à distance, adulte entre les deux | Séparation physique dès que l'adulte quitte la pièce, barrière ou parc. Le chien n'est jamais accessible à un enfant qui rampe. |
| 3 à 5 ans | Caresser sur le flanc, assis au sol, chien debout et libre de partir. Poser la gamelle sous conduite d'un adulte. | Supervision rapprochée, adulte à portée de main. Aucun portage. Rappel des règles à chaque séance, la mémoire des consignes est courte à cet âge. |
| 6 à 8 ans | Brosser, remplir la gamelle d'eau, cacher des friandises pour un jeu de flair, apprendre un tour simple | Supervision à vue dans la même pièce. Portage possible en fin de tranche, montré et repris plusieurs fois. Contrôle des règles de repas et de repos. |
| 9 à 11 ans | Tenir la laisse à côté d'un adulte, participer aux séances d'éducation, gérer le brossage complet | Adulte présent en promenade, laisse doublée par une longe si le chien tire. Vérification que l'enfant sait interrompre un jeu qui monte. |
| 12 ans et plus | Promenades courtes en terrain connu, repas, soins courants, séances de travail | Cadre et vérification, plus surveillance directe. L'adulte reste responsable des décisions de santé et des sorties en milieu inconnu. |
Rien dans cette progression ne dépend du caractère du chien. Elle dépend de la capacité de l'enfant à percevoir un signal d'inconfort et à s'arrêter, et cette capacité s'installe lentement. Un enfant de quatre ans comprend parfaitement la règle et l'oublie dix minutes plus tard, ce qui est normal à son âge.
La supervision se définit par ce que fait l'adulte
Dire qu'un adulte est présent ne veut rien dire. Un adulte dans le canapé, téléphone en main, pendant qu'un enfant de trois ans s'appuie sur le chien, n'exerce aucune supervision. Quatre niveaux se distinguent, et il vaut mieux nommer celui qu'on applique.
- Séparation. Chien et enfant ne sont pas dans le même espace, une barrière ou une porte les sépare. C'est le niveau à appliquer dès que l'adulte doit s'absenter, même deux minutes pour aller ouvrir la porte.
- Supervision active. L'adulte est à portée de main, regarde la scène et intervient avant l'incident. Il interrompt un jeu qui monte, il rappelle une règle, il éloigne l'enfant quand le chien se détourne.
- Supervision passive. L'adulte est dans la pièce et voit la scène sans y être attentif en permanence. Elle convient à partir de six ou sept ans, avec un enfant qui a fait ses preuves et un chien connu.
- Absence de supervision. Réservée aux enfants qui savent lire les signaux du chien et s'y tenir, ce qui arrive vers dix ou douze ans selon les enfants, et jamais par principe d'âge.
Le moment le plus à risque de la journée est le retour de l'école. L'enfant arrive chargé d'énergie, le chien a dormi cinq heures, et les deux se retrouvent dans un couloir. Une routine simple désamorce ce moment, l'enfant pose son cartable et se lave les mains pendant que le chien reste sur son tapis, puis les retrouvailles ont lieu au calme. Notre page éducation du Teckel détaille l'apprentissage du tapis, qui rend service dans une quantité de situations.
Le panier, la caisse et le tapis sont inviolables
Un chien qui peut partir n'a pas besoin de se défendre. La règle des zones de repos est donc la mesure de sécurité qui rapporte le plus par rapport à ce qu'elle coûte.
- Un couchage placé hors des zones de passage, dans un angle de pièce, jamais dans le couloir ni derrière une porte qui s'ouvre.
- Une règle sans exception, quand le chien est dans son panier personne ne le touche, ne lui parle ni ne s'approche, y compris les adultes. Une règle appliquée à quatre-vingt-dix pour cent n'apprend rien à un enfant de cinq ans.
- Une caisse laissée porte ouverte, qui sert de refuge et jamais de punition. Un chien enfermé dans son refuge perd le bénéfice du refuge.
- Un deuxième couchage à l'étage ou dans le salon, pour que le chien puisse se retirer sans quitter la vie de la maison.
- Le canapé sous conditions. Un chien qui dort sur le canapé se retrouve à hauteur de visage d'un enfant, et il est réveillé en sursaut plus souvent qu'au sol. Le couchage au sol reste plus sûr dans une maison avec de jeunes enfants.
- Une consigne dite aux enfants qui viennent jouer, parce que les copains ne connaissent pas les règles de la maison et que les incidents arrivent souvent un mercredi après-midi.
Les repas et les objets à mâcher se prennent à l'écart
La protection de ressources est un comportement normal, et elle n'a rien d'un défaut d'éducation. Elle se gère par l'organisation plutôt que par des exercices censés démontrer au chien qu'on peut lui retirer sa gamelle.
- Le chien mange seul, dans une pièce fermée ou derrière une barrière, et il en ressort quand la gamelle est vide.
- Personne ne touche à la gamelle pendant le repas, ni pour ajouter, ni pour retirer, ni pour tester la réaction du chien. Ces tests fabriquent précisément le comportement qu'ils prétendent prévenir.
- Les os à mâcher et les jouets fourrés se donnent en séparation, et se ramassent une fois le chien parti d'eux-mêmes.
- Les goûters des enfants ne se prennent pas au sol. Un teckel qui a appris qu'un enfant assis par terre avec un biscuit est une source de nourriture reviendra le chercher, et c'est autour de la nourriture que se produisent beaucoup de pincements.
- L'échange plutôt que le retrait. Si le chien a pris un objet interdit, on propose une friandise de meilleure valeur et on ramasse l'objet ensuite. Poursuivre un chien pour lui arracher un jouet installe une garde active.
- Un grognement autour de la gamelle se signale au vétérinaire plutôt qu'il ne se corrige à la maison, surtout s'il est apparu récemment. Notre page sur l'agressivité du Teckel traite la protection de ressources en détail.
Les jeux qui conviennent et ceux qu'on écarte
Le teckel a été sélectionné pour le travail au terrier, avec un nez fin et une grande persévérance. Les jeux qui exploitent ce registre le fatiguent profondément, sans solliciter son dos, et ils conviennent parfaitement à un enfant.
À privilégier
La recherche de friandises cachées dans une pièce ou dans le jardin, l'enfant cachant et le chien cherchant. Le tapis de fouille garni de la ration du jour. Les jouets distributeurs. L'apprentissage de tours simples, la patte, le contact, le tapis. Une promenade avec du temps laissé au reniflement plutôt qu'un parcours rapide. Ces activités demandent de la concentration au chien et donnent à l'enfant un rôle valorisant.
À écarter
Le lancer de balle à répétition sur sol dur, avec ses arrêts brutaux et ses demi-tours. Les sauts depuis le canapé ou depuis les bras. Le tir à la corde, qui exerce une traction sur le rachis cervical et fait monter l'excitation. Les courses-poursuites dans un couloir, où le chien attrape ce qui passe. Et le déguisement, la promenade en poussette ou le port en écharpe, qui immobilisent le chien sans qu'il puisse s'y soustraire.
Le signal d'arrêt
Un jeu s'arrête avant que le chien ne perde son contrôle, pas après. Les indices sont constants, la respiration s'accélère sans effort physique, les aboiements deviennent aigus, les prises de gueule se font plus larges et moins précises, le chien ne répond plus à son nom. À ce stade, on interrompt, on éloigne, et on laisse dix minutes de calme. Notre page stimulation mentale donne un catalogue d'activités calmes.
Les signaux d'inconfort que les enfants ne lisent pas
Un chien prévient longtemps avant de pincer, mais ses premiers signaux sont discrets et un enfant les interprète à l'envers. Un chien qui se détourne paraît timide, un chien qui se fige paraît sage. Ce tableau se lit à deux, adulte et enfant, et il gagne à être affiché.
| Situation observée | Interprétation | Conduite à tenir |
|---|---|---|
| Le chien détourne la tête, regarde ailleurs quand l'enfant approche | Demande d'apaisement, la plus précoce et la plus ignorée | L'enfant recule et laisse le chien tranquille, sans insister ni rire |
| Bâillements répétés hors du réveil, léchage de truffe | Tension qui monte | Baisser le niveau de stimulation, faire une pause |
| Le chien se lève et va se coucher ailleurs | Il s'est retiré de lui-même, ce qui est le bon comportement | Personne ne le suit, personne ne le rappelle |
| Blanc de l'œil visible en croissant, tête tournée mais regard fixé sur l'enfant | Inconfort net, le chien surveille sans pouvoir partir | Éloigner l'enfant tout de suite, vérifier que le chien a une issue |
| Corps figé, mâchoire serrée, respiration suspendue au-dessus d'un jouet ou d'une gamelle | Protection de ressource | Ne rien retirer, éloigner l'enfant, laisser le chien finir, revoir l'organisation des repas |
| Grognement | Dernier avertissement, et information utile | Séparer sans gronder, chercher la cause, examen vétérinaire si le grognement est nouveau |
| Le chien se cache sous un meuble à l'arrivée des enfants | Évitement installé | Réduire la pression sociale, revoir les règles de repos, consultation comportementale si cela dure |
| Le chien crie quand un enfant le soulève ou le caresse sur le dos | Douleur, hors du champ comportemental | Vétérinaire sans attendre, voir notre page hernie discale |
Un grognement puni est un avertissement supprimé
Le grognement est l'information la plus utile qu'un chien puisse donner à une famille. Il dit qu'une limite est atteinte et il laisse le temps d'agir. Punir cette information apprend au chien qu'elle lui coûte cher, et une partie des chiens cessent alors de l'émettre, sans que leur inconfort ait diminué d'un gramme. La famille se retrouve avec un chien qui paraît calme jusqu'au dernier moment.
La conduite à tenir se résume en quatre gestes. Séparer sans hausser le ton. Laisser le chien rejoindre son couchage. Chercher ce qui a déclenché la scène, en remontant les trente secondes précédentes. Puis modifier ce qui doit l'être, une règle de repos, une organisation de repas, une consigne de portage.
Un grognement nouveau chez un chien qui n'en produisait pas justifie un examen vétérinaire avant toute lecture comportementale. Chez cette race, une douleur dorsale débutante change le comportement bien avant de se voir à la démarche, et un chien qui a mal se protège quand on l'approche.
Le tempérament est un défaut éliminatoire au standard FCI
Le standard FCI n° 148 décrit le comportement attendu de la race en une phrase, « d'un naturel aimable, ni peureux ni agressif, d'un caractère équilibré », complétée par « chien de chasse passionné, persévérant, vif et fin de nez ». Plus loin, dans la liste des défauts entraînant l'exclusion, il place le « chien agressif ou peureux », au même rang qu'une anomalie de la queue ou qu'une absence de canine.
Cette phrase donne un argument opposable au moment de choisir un élevage, et elle se vérifie sur place plutôt que sur un site internet.
- Voir la mère, en dehors de sa caisse, et observer si elle vient vers vous sans se tasser, sans gronder et sans se réfugier derrière l'éleveur.
- Voir les chiots dans leur environnement de vie, pas dans une pièce préparée pour la visite, et regarder s'ils explorent en votre présence.
- Dire que vous avez de jeunes enfants, et écouter la réponse. Un éleveur sérieux pose des questions sur votre foyer avant de parler prix.
- Demander ce que les chiots ont déjà rencontré, bruits domestiques, enfants, aspirateur, sols glissants, transport en voiture.
- Écarter un chiot qui reste au fond de la caisse et ne vient pas vers vous, même s'il est le plus mignon de la portée. Le tempérament craintif se travaille pendant des années.
- Vérifier l'inscription au livre des origines, et comprendre ce qu'elle garantit et ce qu'elle ne garantit pas, ce que détaille notre page Teckel LOF.
Notre page choisir son Teckel reprend l'ensemble des questions à poser avant l'achat, et la page chiot Teckel traite les premières semaines à la maison, période pendant laquelle les règles décrites ici s'installent le plus facilement.
La variété de poil change le risque dorsal du chien de la famille
Le dos étant le point faible de la race, le choix de la variété a des conséquences concrètes dans une maison où le chien sera manipulé tous les jours. DachsLife 2015, menée auprès des propriétaires de 2 031 teckels dont 310 cas diagnostiqués par un vétérinaire, donne les prévalences suivantes.
| Variété | Prévalence de la hernie discale | Intervalle de confiance à 95 % |
|---|---|---|
| Poil ras standard | 24,4 % | 22,5 à 26,3 |
| Poil dur nain | 17,7 % | 16,0 à 19,4 |
| Poil ras nain | 17,1 % | 15,4 à 18,8 |
| Poil long nain | 13,3 % | 11,8 à 14,8 |
| Poil long standard | 12,6 % | 11,1 à 14,1 |
| Poil dur standard | 7,1 % | 6,0 à 8,2 |
La prévalence globale s'établit à 15,7 %, et le poil ras standard porte environ trois fois et demie le risque du poil dur standard. Les auteurs signalent eux-mêmes les limites de leur travail, enquête transversale, échantillon auto-sélectionné, certains cas sans imagerie, et ils écrivent qu'aucune recommandation ferme ne peut être tirée de ces seuls résultats. Ils fournissent tout de même le meilleur ordre de grandeur disponible pour arbitrer entre variétés.
La même enquête associe moins de trente minutes de marche quotidienne à un risque multiplié par 2,49, et plus d'une heure à un risque divisé par deux. Dans une famille, cette heure se répartit facilement entre plusieurs personnes, et elle donne aux enfants une participation utile. Notre page sport avec son Teckel détaille les activités compatibles avec la morphologie de la race.
Les erreurs à éviter
- Laisser un enfant soulever le chien sous les aisselles. C'est le geste spontané, et celui qui met le plus la colonne en contrainte.
- Confondre présence et supervision. Un adulte dans la pièce, absorbé par autre chose, ne prévient aucun incident.
- Tolérer une exception à la règle du panier. Un enfant de cinq ans retient la règle ou l'exception, pas les deux.
- Tester le chien en lui retirant sa gamelle. Cet exercice fabrique la garde de ressource qu'il prétend prévenir.
- Punir un grognement. Vous supprimez l'avertissement, pas l'inconfort.
- Jouer au tir à la corde ou à la balle sur carrelage. Traction cervicale d'un côté, arrêts brutaux de l'autre, sur un dos déjà exposé.
- Photographier le chien déguisé ou en poussette. Le chien est immobilisé sans pouvoir se soustraire, et l'enfant apprend qu'il est un jouet.
- Choisir un chiot craintif par compassion. Le standard FCI classe le tempérament peureux parmi les défauts d'exclusion, et dans un foyer avec enfants ce choix coûte des années de travail.
- Traiter un grognement nouveau comme un problème d'éducation. Chez cette race, la douleur dorsale précède souvent le changement de comportement.
Notre avis, avec son critère de bascule
Le teckel convient à une maison avec des enfants, à deux conditions qui tiennent aux humains et pas au chien. La première est le geste de portage, qui s'apprend en cinq minutes et se rappelle pendant deux ans. La seconde est le respect absolu des zones de repos, qui évite la quasi-totalité des situations de tension.
Le critère de bascule ne porte pas sur l'âge de l'enfant mais sur ce qu'il sait faire. Un enfant qui reconnaît un chien qui se détourne, qui s'arrête sans qu'on ait à le lui dire et qui laisse le chien partir peut passer à une supervision plus légère, à sept ans comme à dix. Un enfant qui suit le chien jusque dans son panier reste sous supervision active, quel que soit son âge sur le papier.
Pour la variété, l'écart entre 7,1 % de hernies discales chez le poil dur standard et 24,4 % chez le poil ras standard est le seul élément chiffré dont nous disposions pour arbitrer, et il pèse davantage dans une maison où le chien sera manipulé plusieurs fois par jour. Notre page caractère du Teckel replace le tempérament de la race dans son contexte de travail, et la page Teckel et chat applique la même logique de supervision à la cohabitation avec un félin.
Questions fréquentes
Une main passe sous le poitrail, entre les pattes avant, l'autre soutient l'arrière-train sous les cuisses, et le dos reste horizontal du début à la fin du geste. Un chien soulevé par les aisselles ou sous le ventre laisse pendre son arrière-train, et toute la longueur de la colonne travaille alors en porte-à-faux, sur une race dont le dos est précisément le point faible. Avant sept ou huit ans, la règle la plus sûre est que l'enfant ne porte pas le chien du tout, et qu'il apprenne plutôt à s'asseoir au sol pour que le chien vienne à lui.
Aucun enfant d'âge préscolaire ne devrait rester sans adulte dans la même pièce qu'un chien, quelle que soit la race et quelle que soit la confiance qu'on lui accorde. La supervision reste rapprochée jusque vers six ans, puis elle s'allège progressivement chez un enfant qui a montré qu'il respecte les règles de repos et de repas. Le point limitant tient à la capacité de l'enfant à lire un signal d'inconfort et à s'arrêter à temps, plus qu'à la fiabilité du chien, et cette capacité arrive tard.
Séparez calmement, sans hausser le ton, et laissez le chien rejoindre son couchage. Ne punissez jamais le grognement lui-même. Un chien puni pour avoir grogné apprend que l'avertissement lui coûte cher, et beaucoup cessent alors de prévenir, ce qui supprime le signal le plus utile dont vous disposiez. Cherchez ensuite la cause, une douleur, un repos interrompu, un objet convoité, un geste maladroit répété. Un grognement nouveau chez un chien qui n'en émettait pas justifie un examen vétérinaire avant toute lecture comportementale.
Écartez tout ce qui fait tourner, sauter ou tirer le chien, le lancer de balle à répétition sur sol dur, les sauts depuis le canapé, le tir à la corde et les courses-poursuites dans le couloir. Ces jeux sollicitent une colonne longue et un dos que la race porte mal, et ils montent le niveau d'excitation jusqu'au point où le chien ne se contrôle plus. Préférez les jeux de nez, la recherche de friandises cachées, le tapis de fouille et l'apprentissage de tours simples, qui fatiguent un teckel autant qu'une course sans solliciter son dos.
Le standard FCI n° 148 décrit un chien d'un naturel aimable, ni peureux ni agressif, d'un caractère équilibré, et il range le chien agressif ou peureux parmi les défauts entraînant l'exclusion. Cette phrase est un argument opposable, et elle se vérifie sur place. Demandez à voir la mère, observez si elle vient vers vous sans se tasser ni gronder, regardez si les chiots explorent la pièce en votre présence. Un chiot qui reste au fond de la caisse et un éleveur qui refuse de montrer la mère sont deux motifs suffisants pour repartir sans chien.
Nos sources
- Fédération cynologique internationale, Standard FCI n° 148 Dachshund (Teckel), édition du 14 mars 2022, standard en vigueur depuis le 25 mai 2021. Consulter le PDF. Comportement attendu de la race, proportions du corps, et exclusion du chien agressif ou peureux.
- Packer RMA, Seath IJ, O'Neill DG, De Decker S, Volk HA, « DachsLife 2015: an investigation of lifestyle associations with the risk of intervertebral disc disease in Dachshunds », Canine Genetics and Epidemiology, 2016, volume 3, article 8. Lire l'étude. Prévalences par variété sur 2 031 chiens, et durée d'exercice quotidien.
Page révisée le 29 août 2026. Aucune statistique de morsure ne figure sur cette page. Les données françaises disponibles ne permettent pas d'attribuer des taux de morsure par race de façon fiable, et nous ne publions pas de chiffre que nous ne pouvons pas rattacher à une source. Les tranches d'âge du tableau sont des repères d'organisation familiale, pas une mesure.