Les risques du Teckel, classés sur les chiffres
Une difficulté rend ce classement délicat, et il vaut mieux la poser d'emblée. Les prévalences disponibles ne se mesurent pas toutes de la même façon. Certaines sont annuelles et portent sur l'ensemble des chiens, d'autres sont cumulées sur la vie et portent sur la seule race. Elles ne se comparent donc pas terme à terme, mais elles donnent des ordres de grandeur utilisables.
| Affection | Prévalence mesurée | Population | Ce qui expose le Teckel |
|---|---|---|---|
| Maladie parodontale | 12,52 % par an | 22 333 chiens, Royaume-Uni | Son gabarit. Rapport de cotes de 3,07 sous 10 kg |
| Hernie discale | 15,7 % sur la vie | 2 031 teckels, Royaume-Uni | Le gène CDDY, dont la race est porteuse à 99 % |
| Surpoids | 35,3 % | 309 chiens, écoles vétérinaires françaises | Rien de racial. Le regard du propriétaire |
| Otite externe | 7,30 % par an | 22 333 chiens, Royaume-Uni | Ses oreilles tombantes, rapport de cotes de 1,76 à 1,84 |
Ce tableau contient une surprise pour la plupart des propriétaires. Sur les quatre lignes, une seule tient à la génétique de la race. Les trois autres tiennent au gabarit, au port d'oreille et à l'alimentation, c'est-à-dire à des choses que l'on peut suivre sans être vétérinaire.
La hernie discale touche 15,7 % des teckels, pas un sur quatre
L'enquête DachsLife 2015, menée auprès des propriétaires de 2 031 teckels, donne une prévalence de 15,7 % toutes variétés confondues. Le « un sur quatre » qui circule partout correspond au seul Teckel standard à poil ras, la variété la plus exposée des six mesurées, à 24,4 %. À l'autre bout, le Standard à poil dur affiche 7,1 %, soit trois fois et demie moins à taille identique.
La page consacrée à la hernie discale détaille les signes d'urgence, la génétique et ce que couvrent les assurances. Trois points méritent d'être retenus ici.
- La variété de poil pèse plus lourd que la taille. Les deux extrêmes de prévalence sont deux Teckels standards.
- Le pic d'incidence se situe entre 4 et 6 ans, ce qui laisse peu de temps pour souscrire une assurance après l'apparition des premiers signes.
- Le score corporel n'est pas ressorti comme facteur de risque dans cette enquête, contrairement à ce qu'affirment la plupart des sites, y compris celui-ci auparavant.
Les signes qui imposent un appel le jour même
Dos voûté et raide, refus soudain de sauter ou de monter un escalier, cri au moment où vous soulevez le chien, démarche chancelante, pattes arrière qui traînent ou se croisent, incontinence apparue brutalement. La perte de la station debout et la disparition de la sensibilité aux pattes arrière sont des urgences immédiates. Ne donnez jamais d'anti-inflammatoire humain, plusieurs sont toxiques pour le chien.
Le gène en cause est présent chez 99 % des teckels
Le teckel est chondrodystrophique, ses pattes courtes venant d'une anomalie du développement du cartilage qui touche aussi les disques intervertébraux. Deux rétrogènes FGF4 sont impliqués, et les confondre est l'erreur la plus répandue sur le sujet. Celui du chromosome 18 donne l'essentiel du raccourcissement des pattes. Celui du chromosome 12, appelé CDDY, porte le risque de maladie discale, avec un rapport de cotes de 51,23.
Chez le teckel, la fréquence allélique est de 0,99 pour les deux insertions. La race est pratiquement fixée. Aucun élevage ne peut donc proposer une lignée indemne, et une promesse en ce sens doit alerter. Ce qui existe, en revanche, ce sont des dispositifs de dépistage, et ils ne sont pas français.
| Pays | Dispositif | Depuis |
|---|---|---|
| Allemagne | Test génétique FGF4-L2 obligatoire pour l'admission à la reproduction, plus radiographie du rachis entre 24 et 48 mois | 1er septembre 2025 |
| Royaume-Uni | Dépistage radiographique entre 2 et 4 ans, gradation des calcifications de 0 à 3. Les chiens gradés 3 sont 12 fois plus susceptibles d'avoir connu un épisode après 7 ans | 2016, officialisé en 2021 |
| France | Aucun dispositif équivalent |
Cela donne deux questions concrètes à poser à un éleveur français, même si rien ne l'oblige à y répondre. Notre page choisir son Teckel en donne la liste complète.
La maladie parodontale est le premier trouble du chien, et le format du Teckel l'aggrave
Sur une cohorte britannique de 22 333 chiens issus de 784 cliniques, la maladie parodontale arrive en tête des affections diagnostiquées, à 12,52 % sur un an, devant l'otite externe et l'obésité. Le facteur de risque dominant n'est ni la race ni l'alimentation, c'est la taille.
| Poids adulte de la race | Rapport de cotes |
|---|---|
| Moins de 10 kg | 3,07 |
| 10 à 15 kg | 2,48 |
| 15 à 20 kg | 1,50 |
| 30 à 40 kg | référence |
| 40 kg et plus | 0,58 |
Tous les teckels, du Kaninchen au Standard, tiennent dans les deux premières lignes. Aucun rapport de cotes propre à la race n'a été publié, et c'est le gabarit qui sert de repère. Sur le brossage, un essai randomisé contrôlé en aveugle sur 28 jours a comparé cinq fréquences. Seuls le brossage quotidien et le brossage un jour sur deux donnent un résultat statistiquement supérieur, l'hebdomadaire n'ayant pas fait significativement mieux que l'absence de brossage. La conclusion des auteurs est courte, « daily brushing is recommended ». Le détail figure sur notre page hygiène dentaire du Teckel.
Les oreilles tombantes multiplient par 1,8 le risque d'otite
L'otite externe touche 7,30 % des chiens sur un an. Le port d'oreille est un facteur net, avec un rapport de cotes de 1,76 pour les oreilles pendantes et de 1,84 pour les oreilles tombantes en V, comparé aux oreilles dressées. Le standard FCI décrit chez le Teckel des oreilles « attachées haut et pas trop en avant, de longueur suffisante mais sans exagération, arrondies, mobiles », le bord antérieur accolé à la joue, ce qui limite la ventilation du conduit.
Un second facteur joue en sens inverse, et il est rarement mentionné. Le risque croît avec le poids, les chiens de 40 kg et plus affichant un rapport de cotes de 2,35 par rapport aux chiens de moins de 10 kg. Le Teckel cumule donc un facteur défavorable, ses oreilles, et un facteur favorable, son gabarit. Notre page otite du Teckel détaille la surveillance et les gestes d'entretien.
35,3 % des chiens français sont en surpoids, et le premier facteur est le regard du propriétaire
Une étude menée sur 309 chiens vus en consultation vaccinale aux centres hospitaliers vétérinaires de Maisons-Alfort et de Toulouse entre 2020 et 2022 donne 63,1 % de chiens en condition idéale et 35,3 % en surpoids, dont 2,3 % d'obèses. Le facteur le plus fortement associé au surpoids n'est ni la race, ni le type d'alimentation, ni l'âge.
Le rapport de cotes le plus élevé de tout ce dossier
Le propriétaire qui sous-estime l'état corporel de son chien présente un rapport de cotes de 74,1, avec un intervalle de confiance à 95 % de 29,8 à 215. Très loin devant l'âge gériatrique, à 5,81, et le fait d'être une femelle, à 3,55. Autrement dit, le surpoids canin est d'abord un problème de regard, et la réponse tient dans un geste que chacun peut faire chez soi.
Le geste est la palpation. Sur un chien en condition idéale, décrite par le score 5 de l'échelle en 9 points, les côtes ne se voient pas mais se sentent facilement sous une fine couche de graisse, sans avoir à appuyer. La taille se dessine vue de dessus, et le ventre remonte vu de profil. Chaque point au-dessus de 5 correspond à 10 à 15 % de poids en trop. Notre page obésité du Teckel donne l'échelle complète et les rations calculées.
Sur les conséquences, un chiffre solide existe. Une étude longitudinale sur 48 labradors appariés, dont la moitié recevait 25 % de nourriture en moins de l'âge de 8 semaines jusqu'à la mort, montre 1,8 an de longévité médiane en plus chez les chiens rationnés, avec une apparition retardée des maladies de fin de vie, en particulier l'arthrose.
14,0 ans de longévité médiane pour le teckel nain
Une étude britannique de 2024 portant sur 584 734 chiens, dont 284 734 décédés, et 155 races, donne une longévité médiane de 14,0 ans pour le teckel nain, contre une moyenne toutes races confondues autour de 11 à 12 ans. Les petites races à museau allongé, catégorie à laquelle il appartient, affichent la médiane la plus élevée de l'étude.
Un point de méthode explique les écarts entre sites. L'article original imprimait 12,2 ans, et cette valeur a été corrigée à 14,0 par un erratum d'auteur publié en avril 2024. Beaucoup de pages recopient encore le chiffre d'avant correction. La valeur correspondante pour le teckel standard n'a pas pu être vérifiée dans l'article et nous ne la publions donc pas. Le détail figure sur notre page espérance de vie du Teckel.
Le calendrier de prévention, année par année
| Quand | Quoi | Sur quelle base |
|---|---|---|
| 6 à 16 semaines | Vaccination du chiot, une injection toutes les 2 à 4 semaines, jamais plus rapprochée que 2 semaines. La plus importante est celle de 16 semaines ou plus. | Recommandations WSAVA 2024 |
| 2 semaines puis toutes les 2 semaines | Vermifugation du chiot jusqu'à 2 semaines après le sevrage, puis mensuelle jusqu'à 6 mois | ESCCAP, guide 2025 |
| 26 semaines | Rappel vaccinal, plutôt que d'attendre 12 à 16 mois | WSAVA 2024 |
| Tous les ans | Leptospirose, devenue vaccin essentiel en France dans l'édition 2024. Vermifugation 4 fois par an pour un chien qui sort, 12 fois par an s'il chasse | WSAVA 2024, ESCCAP |
| Tous les 3 ans au plus | Rappel des vaccins essentiels, Carré, adénovirus, parvovirose. « Pas plus fréquemment que tous les 3 ans » | WSAVA 2024 |
| Tous les jours | Brossage des dents, et au moins une heure de marche | Harvey 2015, DachsLife 2015 |
Le point que presque aucun site ne relève concerne les parasites. Selon les recommandations européennes, un chien qui chasse sans surveillance relève du groupe de risque le plus élevé, soit un traitement mensuel contre les cestodes, contre quatre par an pour un chien de compagnie qui sort simplement. Pour une race dont l'usage déclaré au standard reste la chasse, l'écart de huit traitements par an concerne beaucoup de propriétaires. Notre page vaccination du Teckel détaille les quatre groupes.
Sur la stérilisation, deux études se contredisent
Hart et coll., 2020
Dossiers d'un hôpital universitaire américain sur 15 ans, 658 teckels. 53 % des mâles entiers et 38 % des femelles entières diagnostiqués d'une maladie discale, sans augmentation liée à la stérilisation. Aucun cas d'incontinence urinaire chez les femelles stérilisées.
Dorn et Seath, 2018
Cohorte de 1 073 teckels de 3 à 10 ans issue de l'enquête DachsLife. La stérilisation augmente le risque. Femelles stérilisées contre entières, risque relatif 1,81, et 2,12 avant 12 mois. Chez les mâles, l'effet n'est significatif qu'avant 12 mois.
Les deux populations ne sont pas comparables, l'une venant d'un hôpital de référence et l'autre d'une enquête déclarative auprès de propriétaires de la race. Aucune ne permet de trancher, et la décision se prend avec un vétérinaire qui connaît le chien.
Les erreurs à éviter
- Réduire la santé du Teckel à son dos. Le premier motif de consultation du chien reste la bouche, et le petit format y expose trois fois plus.
- Brosser les dents une fois par semaine. L'essai de référence ne trouve pas de bénéfice significatif à cette fréquence.
- Se fier à la balance plutôt qu'aux côtes. Le standard FCI ne donne aucun poids, et le facteur de risque de surpoids le plus fort est l'évaluation erronée par le propriétaire.
- Croire qu'un régime protège la colonne. Le score corporel n'est pas ressorti comme facteur de risque de hernie discale. Le poids se surveille pour la longévité.
- Chercher un élevage « sans problème de dos ». La race est porteuse du gène en cause à 99 %.
- Attendre les premiers signes pour souscrire une assurance. Le pic d'incidence de la hernie discale se situe entre 4 et 6 ans, et un symptôme apparu pendant la carence peut faire qualifier l'affection de préexistante à vie.
- Vermifuger un teckel de chasse comme un chien de ville. Quatre traitements par an au lieu de douze.
Notre avis, avec son critère de bascule
Sur les quatre risques principaux de la race, un seul est génétique et échappe au propriétaire. Les trois autres se travaillent avec deux gestes quotidiens qui ne coûtent rien, une brosse à dents et une heure de marche. Le rapport entre moins de 30 minutes et plus d'une heure de marche par jour est d'environ un à cinq sur le risque de hernie discale, et c'est le seul chiffre de cette page sur lequel vous avez prise tous les jours.
Le critère de bascule à trancher avant l'adoption est celui-là. Si l'heure quotidienne n'est pas tenable sur douze à quatorze ans, le reste des précautions ne compensera pas. Si elle l'est, le Teckel est une race qui vit longtemps et dont les principaux risques sont surveillables à la maison.
Questions fréquentes
Sur les chiffres disponibles, la maladie parodontale devance la hernie discale. Une cohorte britannique de 22 333 chiens donne une prévalence annuelle de 12,52 % pour la maladie parodontale, tous chiens confondus, et le petit format y est le principal facteur de risque, avec un rapport de cotes de 3,07 pour un chien de moins de 10 kg comparé à un chien de 30 à 40 kg. La hernie discale, elle, touche 15,7 % des teckels au cours de leur vie selon l'enquête DachsLife. Les deux chiffres ne se comparent pas directement, l'un étant annuel et l'autre cumulé sur la vie, mais l'ordre de grandeur suffit à replacer les dents au premier plan.
Une étude britannique de 2024 portant sur 584 734 chiens donne une longévité médiane de 14,0 ans pour le teckel nain, contre une moyenne toutes races confondues autour de 11 à 12 ans. C'est une des races qui vivent le plus longtemps. Un point de méthode compte, l'article original imprimait 12,2 ans et cette valeur a été corrigée à 14,0 par un erratum d'auteur publié en avril 2024, si bien que beaucoup de sites recopient encore le chiffre d'avant correction. La valeur correspondante pour le teckel standard n'a pas pu être vérifiée à la source et nous ne la publions donc pas.
Pas à l'intérieur de la race telle qu'elle existe aujourd'hui. Le rétrogène FGF4 du chromosome 12, appelé CDDY, porte le risque de maladie discale avec un rapport de cotes de 51,23, et sa fréquence allélique chez le teckel est de 0,99. La race y est donc pratiquement fixée, et aucune lignée indemne n'est à chercher. Ce qui reste possible se joue ailleurs, dans le choix de la variété, qui fait passer la prévalence de 24,4 % à 7,1 %, et dans le choix d'un élevage qui pratique le test FGF4-L2 et le dépistage radiographique du dos, obligatoires en Allemagne depuis le 1er septembre 2025.
Deux gestes ressortent des données, et ils ne coûtent rien. La marche quotidienne d'abord, avec un risque de hernie discale multiplié par 2,5 en dessous de 30 minutes par jour et divisé par deux au-delà d'une heure. Le brossage des dents ensuite, un essai randomisé montrant que seul un brossage quotidien ou un jour sur deux donne un résultat statistiquement supérieur, l'hebdomadaire n'ayant pas fait mieux que rien. S'y ajoute la surveillance du poids par la palpation des côtes, puisque le facteur le plus fortement associé au surpoids en France est le propriétaire qui sous-estime l'état de son chien.
Il est très exposé sur un point précis, la colonne vertébrale, et plutôt bien placé sur le reste. Sa longévité médiane de 14,0 ans au format nain le situe au-dessus de la moyenne canine, et il ne figure dans aucune des listes de races prédisposées au syndrome de dilatation-torsion de l'estomac, ni parmi les races à risque accru d'otite externe ou de maladie parodontale, où seuls son gabarit et son port d'oreille jouent. Le résumer à un chien fragile serait donc inexact, et le résumer à un dos serait passer à côté des dents, qui sont le premier motif de consultation du chien.
Nos sources
- Packer RMA, Seath IJ, O'Neill DG, De Decker S, Volk HA, « DachsLife 2015 », Canine Genetics and Epidemiology, 2016, volume 3, article 8. Lire l'étude.
- O'Neill DG, Mitchell CE, Humphrey J, et al., « Epidemiology of periodontal disease in dogs in the UK primary-care veterinary setting », Journal of Small Animal Practice, 2021, 62(12), 1051-1061.
- O'Neill DG, Volk AV, Soares T, et al., « Frequency and predisposing factors for canine otitis externa in the UK », Canine Medicine and Genetics, 2021, 8:7.
- Harvey C, Serfilippi L, Barnvos D, « Effect of Frequency of Brushing Teeth on Plaque and Calculus Accumulation, and Gingivitis in Dogs », Journal of Veterinary Dentistry, 2015, 32(1), 16-21.
- Blanchard T, Hoummady S, Roche M, et al., « Prevalence and factors associated with overweight and obesity in dogs presenting to French university veterinary teaching hospitals », Topics in Companion Animal Medicine, 2024, volume 60, article 100875.
- Kealy RD, Lawler DF, Ballam JM, et al., JAVMA, 2002, 220(9), 1315-1320, et Lawler DF et al., British Journal of Nutrition, 2008, 99(4), 793-805, pour l'écart de 1,8 an.
- McMillan KM, Bielby J, Williams CL, et al., « Longevity of companion dog breeds: those at risk from early death », Scientific Reports, 2024, volume 14, article 531, et son erratum d'auteur d'avril 2024.
- Brown EA, Dickinson PJ, Mansour T, et al., PNAS, 2017, 114(43), 11476-11481, et Batcher K et al., Genes, 2019, 10(6), 435, pour les rétrogènes FGF4.
- Squires RA et al., 2024 guidelines for the vaccination of dogs and cats, WSAVA Vaccination Guidelines Group. Consulter le PDF.
- ESCCAP, Guideline 01, Worm Control in Dogs and Cats, 7e édition, juin 2025.
- Deutscher Teckelklub, Zucht- und Eintragungsbestimmungen, édition 2025.
Page vérifiée et corrigée le 29 août 2026. La version précédente annonçait 20 à 25 % de hernies discales, donnait le poids comme première mesure préventive, et publiait des coûts de chirurgie et des délais opératoires que nous n'avons pas pu rattacher à une source primaire.